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Bonjour tristesse

Affiches_243_1Un film d’Otto Preminger

avec Deborah Kerr, David Niven, Jean Seberg…

 

C’est en voyant « Les Sorcières de Salem » qu’Otto Preminger, à mon grand étonnement, décide de m’engager. Je le rencontre sans enthousiasme, sûre de son erreur, ma connaissance de l’anglais est bien pauvre mais malgré tout j’ai tourné « It’s a wonderful world » en anglais tout de même. Comme je n’ai jamais vu le film, je préfère le passer sous silence… Il s’en fiche. J’apprendrai. Et j’apprends à toute vitesse avec un professeur remarquable qu’il fait venir d’Hollywood et qui ne me quittera pas pendant deux mois. Sur la demande de Preminger, Jean Seberg vient habiter chez moi à Nice, elle, pour apprendre le Français. Nous deviendrons très amies. Marc (Simenon) et moi avons produit un film avec elle « Le Grand délire ». J’aimais beaucoup Jean et je pense toujours que le cinéma l’a détruite. Elle n’était pas assez forte. Preminger était vraiment dur avec elle pendant le tournage. Je l’ai vue terrorisée et lui, il aimait bien ça. Avec moi, ses hurlements, ça ne marchait pas. Je lui disais en rigolant : « Attention, Monsieur Preminger, vous êtes violet… Calmez-vous sinon vous risquez de faire une crise cardiaque !!! » Ça le désamorçait. Il me regardait, éberlué. Tout le monde tremblait devant lui. Pas moi, portée par l’inconscience de la jeunesse, ni David Niven qui se contentait de le fixer avec un regard narquois. Il fallait s’armer de patience et attendre que ça passe !
Mais j’ai adoré faire ce film que je suis allée présenter un peu partout dans le monde et j’ai eu en Amérique des critiques très élogieuses.

It was while watching Les Sorcières de Salem that Otto Preminger decided to hire me for his film, to my great amazement. I met him half-heartedly. I was sure he made a mistake. My English was poor but anyway, I made It’s a wonderful world in English after all (I had never watched this film so I preferred saying nothing about it). Otto Preminger didn’t care about all that. I would learn, he said. And actually, I did learn very quickly with the help of a remarkable English teacher coming from Hollywood. He stayed with me two months. Upon Preminger’s request, Jean Seberg came to live with me in Nice while I was shooting “une manche et la belle” to learn French. We became close friends. Marc (Simenon) and I produced a film with her named « Le Grand Délire » and we were terribly shocked by the way she died. I liked her very much and I still think that cinema destroyed her. She wasn’t strong enough. Preminger was so hard with her on the set. I saw her so often, terrified and him, he loved that. But with me, his screams didn’t work. I told him with a smile: “Be careful, Mr. Preminger, you are getting purple. Calm down or, at your age, you will risk a heart attack!!!” It made him stop screaming immediately. Instead, he looked at me with surprise. Everybody was shaking in front of him. But not me, thanks to the ingenuousness of my young age, and neither David Niven who just stared at him with a sardonic look. We had to wait that the storm went away.Nevertheless, I enjoyed doing this film. I travelled all over the world to promote it and I got laudatory critics in America.


Date de sortie : 07/03/1958

Fiche du film sur Allociné | Fiche du film sur Cinemovies/PureCiné


Bande-annonce du film


Synopsis :
Cécile, 18 ans, vit à Paris avec son père Raymond, un richissime et séduisant veuf quadragénaire, qui ne lui impose aucune contrainte, même pas celle de ses études. à l’exemple de son père, la vie de Cécile ne semble être que futilités, se résumant à une longue suite de sorties en boîtes accompagnée de flirts éphémères. C’est parce que quelque chose s’est brisé en elle durant leurs dernières vacances sur la Côte d’Azur. Depuis lors, Cécile connaît la tristesse et elle se souvient…

En compagnie de son père et de sa petite amie du moment, la jeune Elsa s’installe pour passer l’été dans une superbe villa entourée de pinèdes et donnant sur la mer. Leur séjour s’annonce lumineux et gai, à l’image de la blonde et joyeuse Elsa. Le farniente y alterne avec les dîners à Saint-Tropez où les soirées à Monte-Carlo. Et ce, jusqu’à l’arrivée d’Anne Larson, créatrice de haute couture et maîtresse femme, autrefois amie de la mère de Cécile et que Raymond ne se souvenait plus avoir invitée…